Emplacement : France
Partenaires : TotalEnergies
Activités principales : production de biocarburants, recyclage de plastique
Autres activités : hydrogène renouvelable, énergie solaire, stockage d'électricité
Mise en service : 2025
Dans le cadre de la stratégie de la Compagnie, la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) est en cours de conversion en une plateforme zéro pétrole, orientée vers les nouvelles énergies et les activités bas carbone. Grâce à un investissement de plus de 500 millions d’euros, le projet s’articule autour de nouvelles activités industrielles : la production de biocarburants majoritairement destinés au secteur aérien, le recyclage de plastiques et l’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques.
Une nouvelle usine de biocarburants
Une bioraffinerie pour produire du SAF
TotalEnergies se mobilise en faveur de la décarbonation du transport aérien en produisant et en fournissant des carburants aériens durables (SAF – Sustainable Aviation Fuels). Dès 2028, la Compagnie prévoit une capacité de production de plus d’un demi million de tonnes de SAF par an, afin de répondre à la hausse des obligations européennes d’incorporation, fixées à 6 % en 2030, contre 2 % en 2025.
Pour atteindre cet objectif, TotalEnergies mettra en service en 2026, sur la plateforme de Grandpuits, sa deuxième bioraffinerie française. D’une capacité de traitement de 420 kt/an de charges issues de déchets et résidus, la bioraffinerie aura la capacité de produire jusqu’à 230 000 tonnes par an de SAF dès 2026 ainsi que des biocarburants routiers et du bionaphta. Un partenariat conclu avec SARIA garantit l’approvisionnement du site en huiles de cuisson usagées et en graisses animales.
Une unité de production d’hydrogène renouvelable
TotalEnergies s’engage à réduire son empreinte carbone liée à la production, la transformation et la fourniture d’énergie à ses clients. L'un des leviers identifiés par la Compagnie est l'utilisation d'hydrogène bas carbone1 pour décarboner ses raffineries européennes, ce qui devrait permettre de réduire ses émissions de CO2 d'environ trois millions de tonnes par an d'ici 2030.
Sur la plateforme de Grandpuits, Air Liquide construit une unité de production d’environ 20 000 tonnes par an d’hydrogène renouvelable, grâce au recyclage du biogaz résiduel issu de la bioraffinerie. De plus, cette unité sera équipée dès le départ de la technologie CryocapTM de captage de CO2 d’Air liquide permettant de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone de la plateforme en captant plus de 110 000 tonnes par an de CO2 et de le réutiliser dans des applications agro-alimentaires et industrielles.
Une unité de traitement des déchets plastiques
En 2025, TotalEnergies et son partenaire Plastic Energy ont démarré, sur la plateforme de Grandpuits, la première unité de traitement des déchets plastiques par recyclage chimique par pyrolyse de France. Cette installation, qui est aussi la première de ce type pour TotalEnergies, transformera 15 000 t/an de déchets plastiques par pyrolyse (qui consiste à chauffer les déchets à haute température en absence d’oxygène) afin d’obtenir une huile de pyrolyse appelée TACOil (Thermal Anaerobic Conversion Oil).
La TACOil est utilisée dans les unités de TotalEnergies pour la fabrication de polymères de qualité identique à celle des polymères vierges, compatibles avec l’usage alimentaire, en substitution des charges d’origine fossile. Elle bénéficie d’un accord commercial à long terme conclu entre TotalEnergies, Citeo et Paprec afin de sécuriser l’approvisionnement de l’usine en déchets plastiques issus des poubelles jaunes (emballages ménagers en France) et développer la première filière française de recyclage chimique de déchets de films plastiques.
Un dispositif de production et de stockage d’électricité
TotalEnergies a mis en service une centrale solaire devant générer 31 GWh/an d’électricité renouvelable, soit l’équivalent de la consommation électrique de 19 000 personnes, ainsi qu’un parc de stockage par batteries d’une capacité de 43 MWh, contribuant à la sécurité d’approvisionnement et l’équilibre production-consommation de l’électricité en France.
(1) Hydrogène dont la teneur énergétique provient de sources non renouvelables et qui respecte un certain niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport au combustible fossile de référence. En Europe, ce niveau de réduction est de 70 %, soit un niveau d’émissions pour l’hydrogène de 3,38 kg CO2e/kg H2 sur le cycle de vie, selon la méthodologie de la Directive européenne 2018/2001 dite RED II.